Origine du nom

Du bas latin capanna, « hutte ou cabane ».

Qui sommes-nous ?

Le territoire de la commune est habité dès l’époque préhistorique comme l’indiquent les pierres taillées et polies retrouvées près de la Grassière. Plus tard à l’époque gallo-romaine, une villa existe sans doute près du cormier. Dépendant du seigneur de Montaigu et proche de la frontière bretonne, la paroisse se développe ensuite au Moyen Âge autour d’un prieuré détruit peut-être au cours de la guerre de Cent Ans. Comme partout dans le Pouzaugeais, le protestantisme marque la vie du bourg et de ses habitants qui pour la plupart partagent leur temps entre le travail de la terre et les activités textiles avant la Révolution. La commune actuelle est issue du rattachement des paroisses de Chavagnes et des Redoux en 1673, à la suite d’une visite pastorale de Mgr Nicolas Colberty, évêque de Luçon et frère du ministre de Louis XIV. Elle s’étire sur un plateau bordé de coteaux dont celui de Besson qui domine le lac de Rocherau.

Extrait du livre « Le Parimoine des communes de Vendée  » – Pays de Loire – F.L.O.HIC édition.

Sur la colline :

Situé à mi-distance entre Chantonnay et Pouzauges, Chavagnes-Les-Redoux est constitué d’un très grand plateau entouré de coteaux d’où l’on peut apercevoir de très jolis paysages sur la campagne environnante, sur la ville de Pouzauges et son Bois de La Folie ainsi que sur les collines ; ce qui constitue son point fort et donne la notion de présence végétale.

Les cimetières protestants

Vous avez sans doute remarqué qu’en certains endroits il existe de petits cimetières isolés ou à proximité d’habitations. Il faut remonter loin dans le temps pour en avoir l’explication.

Histoire …

Après le règne d’Henri IV qui par la signature de l’Edit de Nantes a arrêté les guerres de religions et a assuré le droit aux protestants de pratiquer leur religion, vient une période qui n’a cessée de se dégrader jusqu’à la révocation de cet édit par le roi Louis XIV en 1685. Les protestants d’alors, n’avaient plus d’état civil puisque celui-ci était tenu par le clergé catholique. Ils n’étaient donc officiellement ni baptisé, ni mariés (ils étaient adoués). Ils n’avaient pas le droit non plus de se faire enterrer « en les lieux saints » qu’étaient les cimetières communaux, souvent d’ailleurs autour de l’église paroissiale. Donc, les protestants se faisaient enterrer chez eux, « la nuit et sans bruit » dans un coin de pré ou dans leur jardin. Ces cimetières dit de famille, servaient aussi aux autres protestants du même village qui n’avaient pas forcément un lopin de terre pour y mettre leurs défunts.

Dans les alentours …

On en a recensé 17 sur le secteur desservi par la paroisse de Mouilleron, ayant été utilisés entre 1865 jusqu’en 1925, (les registres ne remontent pas plus loin) et quelques-uns sont encore en service actuellement. Beaucoup ont disparus, soit pour agrandir des constructions agricoles ou par la vente des propriétés, ou simplement abandonnés, les familles étant parties (ces coins de terre sont souvent restés indivis et les générations actuelles ne savent plus trop à qui appartient ces terrains.).

Dans certaines communes comme St Maurice le Girard, des particuliers se sont substitués aux familles et ont pris en charge l’entretient de ce patrimoine local ou beaucoup d’ancêtres reposent, certains, depuis plus de 2 siècles et demi et souvent sans pierre tombale. Au Cimetière de la Pinière à St Maurice, 20 personnes ont été enterrées entre 1869 et 1918 et il n’y a que 2 tombes. Si vous passez par-là, allez y faire un tour, c’est un endroit très paisible. En tous cas, les protestants, attachés à leur passé, remercient très sincèrement tous ceux qui prennent le temps et la peine de nettoyer et entretenir ces lieux, témoins d’une époque sombre ou l’intolérance allait jusqu’à interdire à certains d’enterrer leur morts dans des lieux publics et en plein jour.

Et à Chavagnes Les Redoux …

A Chavagnes Les Redoux, un certain Pierre PREAU, dans les années 1873, 1874 vendit son propre cimetière familial à la Commune, auquel sera ajouté une vigne contiguë pour son agrandissement.
Ce lieu n’est plus utilisé depuis 1913, année où les protestants comme les catholiques seront enterrés dans le cimetière communal.
Vous trouverez le lieu marqué par un bosquet de châtaigniers, au bord de la route qui va des Barrières Blanches à la route de Melheraisses.